UN PEU D'HISTOIRE... LOCALE !!

Le Quiestédois Clément Delvart  s’est illustré pendant la Grande Guerre 

Chef naturel, Clément Delvart n’avait peur de rien. Sur le champ de bataille, entre 1914 et 1918, il s’est illustré. Mais c’est un accident qui l’a privé d’une vie tranquille, il finira sa vie en fauteuil. 

QUIESTÈDE.

En août 1914, dès les premiers coups de cloches annonçant la mobilisation, Clément Delvart rejoint Lille et le 43 e RI. Les Ardennes, batailles de Charleroi, de Marienbourg, de Guise, il est immédiatement au cœur du sujet. 
Une balle dans la cuisse, le 8 septembre sur la bataille de la Marne, stoppe sa volonté d’en découdre avec l’Allemand. Direction Pau et l’hôpital, de longues semaines.
« IL N’A PEUR DE RIEN »
Mais il est vaillant. Avec sa compagnie, le jeune Quiestédois se distingue au fortin de Beauséjour, aujourd’hui site du camp de Suippes. L’état d’esprit de ce guerrier est vite remarqué. Caporal au début de mars 1915, il prend du galon, sergent cinq semaines plus tard. « C’est un chef naturel et il n’a peur de rien », explique Hervé Toulotte qui travaille depuis des années sur cet épisode terrible de l’histoire de France.
Le sous-officier de 27 ans participe à l’offensive des Flandres, reçoit une citation à l’ordre de la brigade et deux de son régiment. Tout au long du conflit, le gaillard est dans une unité combattante. Seule la maladie l’abattra, en mars 1918. Mais pas longtemps. À mi-avril 1918, il est à nouveau en première ligne, se distingue encore en août, un mois après avoir été promu adjudant. Il est cité à l’ordre du grand quartier général : « C’est un véritable entraîneur d’hommes, qui s’est distingué en maintes circonstances, notamment en menant sa section à l’assaut de positions ennemies, capturant avec sa seule faction, à Fontenoy, dans l’Aisne, plus de vingt Allemands retranchés dans une ferme fortifiée. »
Il recevra la médaille militaire pour ses faits d’armes, puis la Croix de guerre après sa démobilisation.
Revenu au civil, il entrera aux chemins de fer, à Drancy. Mais alors que la guerre l’a épargné, un accident le prive de sa jambe droite et de son pied gauche. Devenu cordonnier, il finira sa vie dans un fauteuil. (B. D. (CLP) -La Voix du Nord du 10/11/17)
 
Les campagnes de quelques régiments du Pas-de-Calais :
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